Un jour d'hiver, en région parisienne...
6h00. Je me lève péniblement, en veillant à ne réveiller personne dans la maison. J'avale un café vite fait et je file en direction de ma station de RER dans le froid, non sans avoir jeté un œil attristé aux portes des chambres des enfants que je ne pourrai embrasser ce matin. Aujourd'hui, je donne deux cours d'électronique dans mon IUT de banlieue "chaude".
Je prends le RER avant l'heure de pointe. La rame est quasi vide. Je fais partie de la France qui se lève très tôt et qui fait des heures sup'. Pas pour gagner plus, si je voulais du fric je ne ferais pas ce métier, mais pour la satisfaction d'avoir apporté quelques connaissances à des gamins de banlieue qui pourront peut-être, s'ils travaillent bien, obtenir un emploi et sortir de la misère. Je n'exagère pas : certains n'ont pas les moyens d'acheter du papier pour travailler, et rendent leurs compte-rendus sur des feuilles récupérées en examen.
6h00. Je me lève péniblement, en veillant à ne réveiller personne dans la maison. J'avale un café vite fait et je file en direction de ma station de RER dans le froid, non sans avoir jeté un œil attristé aux portes des chambres des enfants que je ne pourrai embrasser ce matin. Aujourd'hui, je donne deux cours d'électronique dans mon IUT de banlieue "chaude".
Je prends le RER avant l'heure de pointe. La rame est quasi vide. Je fais partie de la France qui se lève très tôt et qui fait des heures sup'. Pas pour gagner plus, si je voulais du fric je ne ferais pas ce métier, mais pour la satisfaction d'avoir apporté quelques connaissances à des gamins de banlieue qui pourront peut-être, s'ils travaillent bien, obtenir un emploi et sortir de la misère. Je n'exagère pas : certains n'ont pas les moyens d'acheter du papier pour travailler, et rendent leurs compte-rendus sur des feuilles récupérées en examen.