lundi 19 septembre 2011

Faute morale ???

Je ne m'attendais pas à ce que DSK nous dise "ben ouais, j'ai violé Diallo, je me suis bien marré, j'ai échappé à la justice, et je vous ai bien niqués". Evidemment qu'il allait tout nier au 20h. Evidemment que ça allait être glauque, indécent, voire insupportable à écouter et à regarder pour les plus sensibles d'entre nous. D'ailleurs, j'ai vite zappé sur Hell's Kitchen (quand Gordon Ramsay balance la sauce à la figure de ses cuistots, il assume, au moins).
Je m'attendais à ce que DSK nie tout en bloc avec un regard de cocker pour apitoyer ceux qui le croient innocent, victime d'un complot, injustement menotté et retenu dans une prison sordide pendant que ses accusatrices se bourraient la gueule au champagne avec les politiciens français bien contents de le voir hors course. Mais ça... non, je n'aurais pas imaginé qu'il nous sortirait des excuses pour une "faute morale", même si son ballet au FMI avant son départ de New York aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

jeudi 8 septembre 2011

Les harpies

On les appelle des fois les féministes radicales. Des fois, les féministes victimaires (ça fait toujours savant, les néologisme). Ou plus simplement, les féministes extrémistes. Pour certaines personnes, par ignorance ou par pure mauvaise foi, elles sont les féministes, tout simplement.
Ce sont des castratrices. Elles voudraient dominer les hommes. Elles voudraient les priver de leurs enfants. Elles les voient tous comme des monstres. Elles ne perdent jamais une occasion de salir les hommes. DSK serait leur dernière victime : bafouant la présomption d'innocence, elles auraient profité de la situation pour lui faire expier une faute incombant, dans leur délire, à l'ensemble des hommes. Mères indignes, elles élèvent leurs enfants dans la haine et la peur, ou au contraire dans un amour étouffant.
On les compare aux Harpies, car elles harcèlent les hommes, ou les Érinyes, parce qu'elles cherchent avec acharnement la vengeance. Elles trimballent, scotché à leurs godasses, tout le bestiaire monstrueux des Grecs, de la Gorgone au regard pétrifiant à Lamia la dévoreuse d'enfants. Elles sont la fureur à face humaine, elles sont l'allégorie. On les craint, on les montre du doigt. On dit aux petites filles : voilà à quoi tu ressembleras si tu sors du rang.

vendredi 2 septembre 2011

Ces petites femmes


La colère gronde sur le net : la mode tente de faire de nos petites filles des objets sexuels. Sans aucune ironie ni arrière-pensée, je dois dire que ça me bouleverse et ça m'écoeure. Je ne comprends même pas que ce soit possible.
La colère passée, je me suis demandée pourquoi la nausée  subsistait après avoir constaté l'indignation quasi générale soulevée par ces images. J'aurais dû être contente, être un peu calmée. Avoir retwitté les articles qui dévoilent le scandale pour contribuer à faire prendre conscience à tout le monde aurait dû me soulager. Mais non. Alors il faut que je vous raconte ce qui me passe par la tête.

Présenter les enfants comme des objets sexuels, c'est une horreur. Ca donne du grain à moudre aux pédophiles, ce qui est un argument suffisant pour coller des baffes aux (ir)responsables de ce désastre. Mais la question qui va inévitablement venir est : à partir de quel âge la représentation d'un être humain de sexe féminin passe de monstrueuse à normale, voire esthétique, artistique ? Par quelle magie la sexualisation des corps exhibés passe-t-elle, selon l'âge de la personne, d'ignoble à anodine ?