mercredi 18 juillet 2012

Quelques mecsplications

Le "mescplication", charmante traduction de l'anglais "mansplaining" proposée par , fait débat sur la toile. Ca a commencé par une discussion sur Twitter qui a donné lieu à un billet sur le (très bon) blog Ça fait genre. L'article a déchaîné les passions sur la toile, j'ai vu passer plein de tweets du style : "et alors les hommes n'ont pas le droit de s'exprimer sur le féminisme ?"
Je ne sais pas si le monsieur incriminé dans le post a effectivement fait du mansplaining, et j'avoue que je m'en fous. Ce n'est pas le sujet. Il me parait fondamental, en revanche, est de mettre en lumière ce comportement très commun chez les machos et quelquefois adopté, faute d'en comprendre le sens, par des hommes de bonne foi. C'est pas que tous les hommes soient des machos, loin de là, mais l'éducation reçue par tous les hommes rend banale une pratique très horripilante.
Bien sûr, vous, les gars qui me lisez, vous vous dites que vous ne le faites jamais. Vous qui avez été accusés de mecspliquer, vous venez ici convaincu que l'accusation n'était pas méritée. Je vous prie de lire mon billet jusqu'au bout avant de vous précipiter vers les commentaires pour m'expliquer en quoi vous avez raison.


Portraits de gars qui pratiquent la mecsplication

Des gars pratiquant la mecsplication, j'en ai croisé pas mal ; c'est peut-être le milieu scientifique, où tu peux prétendre que tu sais (là où il est plus constructif d'avouer qu'on ne sait pas), qui les attire.

C., le gars qui sait ce que les féministes devraient faire.
D'après lui, les féministes devraient fermer leur gueule, parce que la marche vers l'égalité est lente. Les avancées les plus marquantes sont récentes (droit de vote, droit de signer un chèque, droit d'avorter, droit à la contraception, pénalisation du viol) et il faut laisser aux mentalités le temps d'évoluer. Nous avons tous les droits, l'égalité réelle (salaires, temps de travail au sein du couple...) viendra d'elle-même. Et puis les féministes gagneraient en crédibilité si elles dénonçaient les inégalités dont sont victimes les hommes.
Hum. A qui sont dues ces avancées ? Ont-elles été accordées par les hommes qui ont réalisé d'eux-mêmes que les femmes étaient des êtres humains à part entière ? Non. Ce sont les féministes qui se sont emparé de ces droits. Avoir des droits est une chose, qu'ils soient appliqués en est une autre : le combat n'est donc pas fini et l'impulsion donnée pour faire évoluer les mentalités n'est pas suffisante.
Les hommes sont victimes d'inégalités, certes. Le féminisme ne nie pas ces inégalités qui sont d'ailleurs mises en évidence par l'idée du genre née dans le milieu. Nous sommes tous confinés dans des rôles genrés. Mais tant que les hommes ne subiront pas 75000 viols par an, je continuerai à trouver que les femmes sont des victimes méritant une priorité d'action, tout comme la femme victime d'excision passera avant le femme victime d'insultes.
C. connait-il assez bien la question pour pouvoir dire aux féministes ce qu'elles doivent faire ? Il m'a maintes fois prouvé que non. Il a beau connaître la date d'obtention du droit de signer un chèque, il ignore le nombre de viols perpétrés par an ni le taux de dépôts de plaintes. Cela ne l'empêche pas de prendre un ton supérieur quand il s'adresse à moi sur la question du féminisme.

V., le gars qui connait la psychologie des mères
Je me plains toujours de mes gosses. Il y a toujours un truc qui va pas. C'est la vie, hein.
Un jour, alors que je me plaignais comme d'habitude, V. m'a sorti que c'était normal que je me prenne la tête, c'est comme ça que fonctionnent les mères, c'est Freud qui l'a dit. Il faut que je laisse mon mari résoudre le problème, puisque le rôle du père est de séparer la mère de l'enfant. Et pour conclure, il m'a dit avec un sourire enjôleur "je sais que ça fait pas plaisir à entendre, mais c'est comme ça".
Ah ben non, tiens, ça fait pas plaisir à entendre, qu'on est programmée pour être scotchée à son môme, qu'on y perd sa lucidité, et que le père doit intervenir pour protéger l'enfant contre la néfaste influence de sa mère.
J'ai adoré le "c'est comme ça", surtout. Il n'a pas de mômes, mais il sait, lui, comment ça fonctionne. Et quand je lui ai expliqué que moi, non, j'avais jamais été scotchée à mes mômes, il s'est étonné. C'est déjà très couillon d'expliquer à quelqu'une des expérience qu'elle a vécu deux fois, mais se planter, en plus, ça fait mal.

N., le gars qui connait la biologie
Celui-là, c'est celui qui m'a fait le plus de peine. Parce que je l'aime vraiment bien, ce type.
Il est entré un jour dans mon bureau en râlant que "vous les femmes, dès que l'enfant arrive, on n'existe plus !". Heu, ben non, moi j'étais pas comme ça... Je me sens même des fois un peu mise de côté, vu le magnifique rapport qu'entretiennent mon époux et les enfants...
Ah ben non. C'est bio-lo-gique, c'est les hormones, qu'il m'a expliqué, N. Ça te change une personne, les hormones. Et c'est parti pour un bon quart d'heure d'explications savantes, face auquel mes "méheu, non, je suis pas comme ça, moi..." ne pesait pas grand chose. Que vaut ton expérience, femme, face à la Science ?
Son mépris de mon expérience personnelle, sachant que je passe mon temps à m'auto-analyser, quitte à ne plus en dormir, m'a franchement rendue dingue. Ça fait plus de 30 ans que je vis avec ce corps, je le connais un tantinet mieux que lui. Quant aux arguments scientifiques, je les ai tellement vus malmenés ces dernières années que je fais plus confiance à mon ressenti (pourtant... sur un échantillon de 1 personne...) qu'à ces études qui semblent plus démontrer l'état d'esprit de l'auteur qu'une véritable relation de cause à effet.

La suffisance contextualisée

Vous avez sans doute remarqué que le point commun entre tous ces cas est la suffisance, la condescendance avec laquelle ils s'arrogent le droit de m'expliquer la vie, en balayant du revers de la main ma manifeste connaissance supérieure du sujet.
Un gars qui mecsplique, c'est un type qui explique à une femme d'un ton supérieur, condescendant, voire paternaliste, ce que c'est qu'être une femme, comment une femme fonctionne physiquement, alors qu'il n'a jamais touché une serviette hygiénique (beurk alors). C'est un type qui n'a jamais ouvert un ouvrage féministe, qui serait bien en peine de citer une seule action féministe récente, mais qui explique volontiers aux femmes qu'elles ont tort d'être heurtées par le sexisme, et ce que les actions féministes devraient ou ne devraient pas être. Ça marche dans tous les domaines de compétences, mais surtout quand il s'agit de la féminité et du féminisme.
Un mecsplicateur, c'est un gars qui, plus ou moins consciemment, a remarqué que chez Yves Calvi comme dans d'autres émissions de télé, l'expertise est masculine.
Les préjugés ont la vie dure. Une femme est incapable de raisonner avec objectivité, c'est bien connu, ses hormones, ses émotions, son manque d'intérêt pour les sciences, son manque de rigueur, l'en empêchent. Une féministe est forcément hystérique et bouffée par la haine des hommes et de la féminité : elle ne peut être objective. Donc l'homme, doté d'un savoir supérieur, de son esprit rigoureux et objectif, se doit de lui rappeler quelle est sa nature, et à quel point ses luttes sont mal menées. C'est pour son bien : il faut l'empêcher de faire des bêtises, cette pauvre femme.
C'est ce contexte de préjugés sexistes qui distingue l'homme qui mecsplique d'un type condescendant avec une personne quelconque. Une homme mecsplique à une femme parce que c'est une femme, et pas parce que c'est elle en particulier. Il ne ferait d'ailleurs pas la même chose avec un homme : C., en particulier, change singulièrement de ton quand mon époux me soutient sur un point.
Une femme pourrait mecspliquer, en théorie. Quand je parle, des fois, je n'en suis pas loin : je prends volontiers une voix grave pour imposer mes vues, quitte à m'arracher la gorge. Il m'est arrivé qu'une femme m'explique la vie avec ce ton habituellement masculin. Pourtant, j'ai relevé une différence : ces femmes n'insistent pas autant. Elles ne sont pas certaines de leur expertise, et il suffit de parler un peu plus fort, un peu plus autoritairement, d'apporter un ou deux sources, pour les faire taire.
Un mecsplicateur, donc, est un homme qui ne tient pas compte des connaissances de son interlocutrice et lui explique sur un ton péremptoire, avec suffisance ou condescendance, quelque chose qu'elle connait mieux que lui. Lorsqu'elle le contredit, il insiste, car il tient à avoir raison. 


Ne pas se méprendre !

Ca ne veut pas dire que le type qui mecsplique est forcément un enfoiré
Comment distinguer un mec condescendant d'un mec qui veut juste discuter ? La méprise est possible : une femme peut trouver un homme condescendant alors qu'il n'a nulle intention de l'être, surtout à l'écrit comme c'est le cas sur le web. Je ne crois pas, d'ailleurs, que C., V. et N. aient eu l'intention de me blesser ; au contraire, ils ont voulu me rendre service en mecspliquant des choses, croyant sans doute ma connaissance du sujet subjective ou incomplète (ce ne serait pas impossible, d'ailleurs, tant il est difficile d'être objectif et exhaustif sur des sujets qui touchent au corps et à l'identité). D'ailleurs, je les connais assez, tous les trois, pour savoir qu'aucun n'est qu'un connard de macho qui bat sa femme et harcèle sexuellement sa secrétaire.
Qui peut prétendre être complètement libéré de ses préjugés ? Face à une féministe qui bouscule vos croyances, messieurs, arrivez-vous à écarter le cliché de la féministe hystérique, haineuse, incapable de réfléchir froidement car victime de ses émotions et de ses hormones ? L'arrêter net dans sa diatribe en lui expliquant péremptoirement pourquoi elle se trompe peut être un mouvement de défense devant des idées qu'il n'est pas évident d'accepter, qui contredisent des croyances, qui paraissent folles.
Un gars qui prend un ton condescendant, ponctuellement, n'est pas forcément pourri jusqu'à la moelle : il peut avoir cédé, l'espace d'un instant, sous le poids des stéréotypes, comme il peut oublier de passer la serpillère parce que tout sa vie on lui a dit que c'était pas son boulot, sans être une grosse feignasse. Nous vivons tous dans la même société sexiste, et il serait vraiment présomptueux de dire : moi, je n'adopte jamais de comportement sexiste, je ne suis victime d'aucun préjugé, la société ne m'influence aucunement.
Je n'oserais pas dire que, si j'étais un homme, je n'utiliserais jamais les outils mis à ma disposition pour convaincre mes interlocutrices. Je me garderai donc bien de mépriser un homme qui mecsplique la vie, à condition qu'il accepte a posteriori de reconnaître son erreur. Ca peut arriver à tout le monde d'être maladroit. Moi aussi, des fois, j'adopte un comportement influencé par des préjugés sur les hommes : quand je suis abordée par un inconnu, par exemple, la pensée qu'il peut être un agresseur, bien que je sache parfaitement que tous les hommes ne sont pas dangereux, peut influencer mon comportement. C'est vrai, je l'admets, et je ne me sens pas insultée quand on me le fait remarquer. Je tente en revanche de me corriger.

Ca ne veut pas dire que les mecs doivent fermer leur gueule
Il a été dit que, dans le cas des mecsplications sur le féminisme, cette notion n'était qu'une censure de la parole masculine. Je me demande par quelle magie on est passés de "il faudrait que certains mecs arrêtent de chercher à nous expliquer en quoi on a tort alors qu'ils n'en savent rien" à "aucun mec ne peut parler du féminisme légitimement".
Il ne s'agit pas de dénoncer en bloc la prise de parole masculine au sein du combat antisexiste. Il s'agit au contraire de pointer une mauvaise habitude née des stéréotypes pour libérer la parole masculine : libérés de la suspicion de mecsplication, les hommes pourraient s'exprimer plus sereinement au sein du mouvement. Il faut pour cela prendre conscience du poids des préjugés et des rôles sociaux ; avant de prendre la parole pour dire aux autres comment changer le monde, il faut se changer soi-même. Dénoncer les inégalités les plus graves ne peut se faire sans identifier les comportements qui les rendent possible, ces comportements que nous adoptons tous.
Il ne s'agit pas de faire taire les hommes, il s'agit d'éliminer la condescendance et la suffisance, il s'agit de ne pas importer les inégalités de parole, dont nous sommes victimes dans tous les milieux, au sein du mouvement féministe. Il s'agit de faire accepter que, quand il s'agit de notre bien-être, nous sommes les premières concernées. L'expérience du corps féminin et de la condition féminine sont à prendre en compte prioritairement. Il s'agit de demander aux hommes de faire preuve d'humilité dans leur discours et de rigueur dans leur argumentation. Est-ce de la censure ? Ou simplement des bases saines pour une discussion respectueuse ?
Le féminisme ne se limite pas à réclamer l'égalité des salaires : c'est un courant de pensée qui s'est construit sur plusieurs décennies, et qui a donné naissance à une littérature dense. Expliquer à une féministe qui a passé une bonne dizaine d'années à compulser des sources ce qu'est ou devrait être le féminisme alors qu'on n'a soi-même qu'une connaissance restreinte du courant de pensée est quelque peu cavalier. Cette méconnaissance du féminisme, qui est extrêmement répandue, peut mener un homme à contredire une féministe, soit. Mais ensuite, pourquoi s'obstiner à lui démontrer qu'elle a tort ? Pourquoi ne pas simplement accepter ses explications, lui demander des précisions ? Pourquoi partir du principe qu'elle se plante ?


Concrètement

Vous qui me lisez, messieurs, pensez ne pas être victimes de préjugés sexistes et vous ne voulez pas adopter de comportement sexistes. Mais nier que le sexisme existe, en particulier en remettant en cause le concept de mecsplication, ne vous protègera pas contre ses effets.
Respecter l'expertise de la personne avec qui on parle est la moindre des choses. Quand on parle à un médecin, on ne lui explique pas, à moins d'être franchement imbu de soi-même, comment rédiger correctement une ordonnance. Avant d'expliquer quelque chose à une personne ou avant de lui démontrer en quoi elle a tort, jauger sa connaissance du sujet me parait être un bon début. Reconnaître qu'on connait moins un sujet et accepter l'expertise d'une femme n'a jamais asséché la virilité d'un homme.
J'admets que ce n'est pas simple. La communication entre deux être humains plongés dans une société bourrée de stéréotypes n'est jamais simple. Un homme peut mecspliquer sans s'en rendre compte, une femme peut prendre pour une mecsplication une simple explication donnée sans condescendance. Mais des erreurs ponctuelles ne remettent pas en cause un concept entier.
Et puis quoi, face à une femme qui s'obstine alors que vous êtes persuadé qu'elle a tort (une femme qui se plante, ça existe, non ?), pourquoi ne pas tout simplement laisser tomber ? La victoire est-elle si importante ?


47 commentaires:

  1. Alors nous les mecs on peut plus rien dire, quoi. Franchement t'as rien compris au féniminimse. Tu te trompes de combat.
    Mais nan je déconne ! Pff t'as pas d'humour.

    Désolé... En fait je passe souvent, sans jamais rien dire ! donc bin voilà. Merci !

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    1. Ouah, tu fais vachement bien le troll ! ;-)

      Merci pour cette bonne rigolade ! N'hésite pas repasser !

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  2. Disons que ça m'aide à comprendre et à circonscrire un phénomène que j'avais remarqué, mais que j'arrivais difficilement à expliquer aux autres. Bravo pour ta façon de traiter un sujet aussi délicat, je trouve que tu y mets toutes les nuances nécessaires!

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  3. Merci Roxane !
    L'article de Ca fait Genre m'a fait le même effet. J'avais déjà sur le coeur le comportement de ces 3 mecs, j'avais essayé d'écrire une billet à ce sujet, mais sans avoir les mots, c'est pas facile.
    J'espère, effectivement, avoir permis aux personne niant la pertinence de la notion de mecsplication de surmonter leur répugnance.

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  4. euh...
    je sais pas si vous avez fait l'expérience des discussions sur des sites populaires, forum de discussions brassant des populations s'exprimant dans leur grande majorité de façon assez lapidaire... et méprisant toute intervention de plus de quelques lignes, les "traitant" de "pavé" (abscons et suffisants voire pédants) et attaquant directement l'auteur(e) de pseudo-intellectuel (rédigé en pseudointelect)...

    bref, je fais ça assez souvent de bavarder sur ce genre de forum avec des opinions inacceptables pour la population de téléspectateurs locale, opinions marxistes et féministes : ben, s'ils en étaient capables (à commencer par connaître votre blog et lire jusqu'au bout votre article d'analyse sociologique) ils récupéreraient immanquablement le concept de mecsplication pour "traiter" un peu plus mes interventions en évitant d'en chercher le sens...

    bon
    ce qui me frappe dans les exemples que vous donnez (effectivement assez courants un peu partout) c'est que ces garçons semblent (j'étais pas là, donc je suppose hein) s'exprimer sous le coup d'un agacement et d'un besoin de reconstruire une assurance de soi-même et j'ai l'impression que d'une certaine façon, sans le faire exprès, vous êtes un catalyseur de leur doute sur eux-mêmes et leur certitude concernant "le monde". quelque chose les déstabilise. et ils se servent d'un habitus leur donnant autorité sur une discipline pour prétendre à une expertise sur "le monde"

    nan ?

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    1. Le second me connaissait à peine lors de notre discussion. Je lui ai depuis expliqué 2-3 choses sur les femmes et la maternité, en précisant que ça faisait un certain temps que je m'intéressais au sujet et en citant des sources : depuis, tout va bien. Il suffisait d'aboyer plus fort pour qu'il cesse de grogner.
      Le premier et le troisième connaissaient mon engagement féministe avant la discussion. J'ai tout récemment réussi à démontrer au premier que, sur le sujet, j'avais plus de connaissances que lui, je fais confiance à sa rigueur pour ne plus me chercher des poux. Il a tendance à vouloir donner des leçons à tout le monde (et il est doté d'une culture encyclopédique, le bougre), mais il est honnête intellectuellement.
      Le troisième est visiblement anti-féministe au sens où il est persuadé que les hommes et les femmes sont par nature différents et complémentaires. On s'est mises à plusieurs pour lui démontrer son erreur, rien n'y fait. Il est par ailleurs très aimable et plein de délicates attentions. C'est peut-être pour ça que je me suis autant attachée autant à lui, j'ai de la peine à le voir perdu dans un entourage plein de féministes (pour moi c'est le pied), alors qu'il ne demande qu'à augmenter notre capital de bonheur...

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    2. wouai
      je vois
      moi c'est l'inverse : je suis perdu dans des milieux où dominent l'anti-communisme et l'anti-féminisme primaire et le machisme ordinaire, chez les hommes comme chez les femmes...
      je n'y reste jamais très longtemps, mais j'y reste quand même en espérant y rencontrer de braves gens quand même... et des fois, ça arrive... rarement...

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  5. "Une femme pourrait mecspliquer, en théorie. Quand je parle, des fois, je n'en suis pas loin : je prends volontiers une voix grave pour imposer mes vues, quitte à m'arracher la gorge. Il m'est arrivé qu'une femme m'explique la vie avec ce ton habituellement masculin. Pourtant, j'ai relevé une différence : ces femmes n'insistent pas autant. Elles ne sont pas certaines de leur expertise, et il suffit de parler un peu plus fort, un peu plus autoritairement, d'apporter un ou deux sources, pour les faire taire."
    Dans ma vie, la parole sexiste décomplexée de bonne foi est plutôt tenue par des femmes (genre mon fils est bizarre il aime l'école, ah les petites filles qu'est ce qu'elles sont séductrices, les garçons sont bagarreurs, les hommes sont sales, les hormones blabla et autres joyeusetés).
    Mais comme tu le dits et le dits l'article de Mauvais genre!, je peux essayer de parler avec elles, je peux m'exprimer, elles peuvent peut-être lever les yeux aux ciels mais nous communiquons parce nous sommes entre femmes.
    Combien de fois en réunion alors que j'osais donner mon opinion, j'ai perçu cet espèce de mépris condescendant, cette indifférence polie des hommes qui se détournent inconsciemment sans même essayer de contre-argumenter et se mettent à parler entre eux parce que ma parole ne vaut rien en tant que femme. Parfois il y a une contre-argumentation en forme de "non point à la ligne JE clos la discussion" et il se détourne, parfois il y a l'horripilant petit sourire en coin entre ces messieurs. Jamais les stagiaires masculins les plus benêts n'ont eu le droit à ce genre de traitement. Je suis exclue alors même qu'il n'y a rien eu de concret, tout est dans le non-dit. Et si jamais j'ose élever la voix ou insister, les gens s'étonnent sincèrement de cette "violence" alors que les hommes peuvent beugler et suer sans problème pour imposer leur point de vue. La voix des femmes est perçue comme illégitime.

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    1. La femme est confinée à une sous-culture faite de fringues, de macarons à la framboise, de bébés à torcher et de lolcats. On s'attend à ce que nous voguions dans le prosaïque et le futile, dans un monde de douceur fantasmé où les hommes sont libérés des contingences terrestres, puisque nous nous en occupons sans nous plaindre. Sors de ton monde rose bonbon, tu détruis la bubulle de tranquillité où Roger aime se réfugier le soir. Nous sommes leur opium.

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    2. C'est ce que j'ai pensé aussi en lisant ton article. Je parcours pas mal de forums féminins et c'est dingue le nombre de femmes qui se laissent mescpliquer leur vie et qui n'arrivent pas à réfléchir par elles-mêmes. Les féministes ont encore beaucoup de boulot !!

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    3. @ Cléophis : c'est parce qu'elles ont tellement intériorisé leur rôle qu'elles le croient naturel ? Ca fait peur.
      Si notre priorité dans la lutte contre les violences doit être de dire aux hommes de cesser de violenter, je crois franchement que notre priorité dans la lutte contre les stéréotypes devrait être axée vers les femmes pour qu'elle se sortent de leur rôle. Ca ferait réaliser pas mal de choses aux hommes, le terrain serait prêt pour les convaincre.
      M'enfin c'est facile à dire que tu milites de chez toi, en chaussons, devant ton PC.

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  6. là, Kalista, ce que vous abordez, c'est un grand classique du militantisme : on constate souvent que les gens dont on souhaite la "libération" n'ont pas conscience de leur soumission à un ordre mental qui leur fait accepter leur état d'exploité.
    et ce n'est pas une mince affaire que de leur faire prendre conscience sans les culpabiliser de ce mécanisme.
    j'ai pas de recette personnelle d'ailleurs et j'ai vu beaucoup d'autres gens de divers mouvement se casser le nez sur ce problème...
    donc bon
    patience, attention, recherche et vigilence de la bonne occasion pour catalyser une réaction etc...

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  7. Merci beaucoup pour cet article !
    Je le préfère aux autres ( ceux que tu présentes en début d'article ) car tu abordes aussi un des points fondamentaux de l'égalité femmes-hommes et surtout de la lutte contre les stéréotypes, que les autres blogs ont totalement ignorés : le fait que ces derniers désavantagent aussi les hommes !
    Cet aspect des choses est souvent nié, on ne considère plus que le côté hétérosexiste ( qui crée des hiérarchies entre les genres ) sans prendre en compte le côté " simplement " hétéronormatif qui existe et qui enferme tout le monde...
    Sinon j'ai bien une chose à redire sur tout ça, c'est que les femmes qui mecspliquent, j'en ai vu beaucoup. Or, leur conduite ne différait en aucun cas de ceux des hommes qui mecspliquaient.
    Enfin, seulement au niveau du féminisme ( mais je n'ai pas connu de mansplainers en dehors de ça ).
    Remarquez, étant donné que je suis jeune, je cumule les raisons d'être discriminée. Donc j'ai peut-être droit aux conneries d'absolument tout le monde puisque même les femmes sont au dessus de moi, aha. ( c'pas vraiment drôle, mais bon. )
    ( d'ailleurs je pensais que le lien infantilisation des femmes / discriminations envers les jeunes et les enfants au niveau de l'écoute etc. était à creuser )
    Je pense également que lorsqu'il s'agit de la lutte contre les stéréotypes ( qui est, je crois, un pillier du féminisme universaliste ) les hommes ne sont pas tellement moins concernés que les femmes.
    Quoiqu'il en soit, excellent article.
    Merci pour cette lecture =)

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    1. Merci pour tous ces compliments !
      Le fait est que les autres ont lancé le truc. Il m'était facile de passer ensuite et de répondre aux critiques que ces articles ont suscitées. J'ai pas de mérite.
      Sur l'article de Genre ! tu trouveras un lien vers le pearltree créé sur le sujet par AC Husson. Il y a pas mal de précisions que le mansplaining dedans.
      Les femmes sont infantilisées, c'est clair, c'est là-dessus que repose le patriarcat. Les femmes et les enfants d'abord, car ils sont faibles et stupides ! Ils faut qu'ils soient beaux, mignons, qu'ils écoutent leurs aînés et qu'ils obéissent !

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    2. Non non tu as vraiment ajouté un point de vue important !
      ( oh merci de le reconnaître )
      Au niveau des droits avant que le féminisme passe par là c'est clair ( des mineures à vie quoi ).
      Par contre ce dont on parle moins ce serait :
      - La manière dont on infantilise les femmes, tant " mentalement " ( 'fin dans les représentations de leurs comportements ) que " physiquement " ( le diktat de la minceur (maigreur) ( donc pas de formes...) et la mode " girly " qui est clairement infantilisante )...
      - La manière dont on considère les femmes
      - Celle dont on considère les enfants/les jeunes
      - Le lien dans tout ça.
      Je suppose que ça a déjà été fait, mais je n'en trouve nulle part et comme ce n'est déjà pas très clair dans ma tête ( tu as bien vu le commentaire ), je me sentirais pas capable de l'écrire. ( enfin, je vais y réfléchir. )

      Donc je vais aller relire plus attentivement l'article de Genre!. Encore merci !

      Enfin je me pose une question soudainement, une femme qui mecsplique mecsplique-t-elle vraiment ? Parce que ça ne rentre pas dans la définition ( même si la conduite est EXACTEMENT la même ).

      Et aussi, j'ai remarqué que souvent les hommes mecspliquent la réalité de certains stéréotypes ( là, je lève les yeux au ciel ) concernant les femmes-ces-pauvres-êtres-contrôlés-par-leurs-sentiments-et-leurs-hormones, quand les femmes " mecspliquent " la prétendue réalité de stéréotypes concernant les hommes-ces-pauvres-bêtes-contrôlées-par-leurs-pulsions-sexuelles ( mes yeux ne vont sans doute jamais quitter le ciel. Enfin, le plafond ).
      En gros, tout le monde veut expliquer des réalités qu'il ne connaît pas.
      Avec une condescendance carrément époustouflante, une confiance en soi qui bat tous les records.
      Par ailleurs, ça tente de prouver que tout le monde a plus ou moins une conduite prévisible en fonction de son sexe.
      Tiens, c'est bizarre, ça me fait penser à de la peur de l'inconnu.

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    3. A mon avis, le lien dans tout ça, c'est le patriarcat : l'homme, le père, a tous les droits sur ses femmes et ses enfants qui sont imparfaits, pas finis, incapables de se débrouiller seuls, incapables de raisonner. L'humain, c'est l'homme adulte, les autres ne sont que des semi-humains. L'homme se doit de les protéger, en échange femmes et enfants lui doivent obéissance.

      La différence entre les explications dispensées par les hommes et les femmes, un homme peut les faire taire.

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    4. Oui c'est ça.

      En effet. ( mais qui peut faire taire un homme ? )
      ça dépend de l'homme en même temps ( quoique ). Je veux dire, s'il est homosexuel il sort peut-être un peu trop du groupe social " hommes " aux yeux de la société.

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  8. La mecsplication, j'adore ce néologisme qui définit enfin un phénomène que l'on percevait confusément sans pouvoir y accoler rien d'autre que le terme générique de paternalisme !

    Il faudra aussi en trouver un pour ce comportement qui consiste à contredire, sans explication ni argumentation aucunes, l'affirmation venant d'une femme au seul motif (tacite) que ledit contradicteur est un homme (ou que l'affirmante est une femme). Ca m'est arrivé il y a peu lorsque j'évoquais la parthénogénèse chez le dragon de Komodo. Le "C'est du grand n'importe quoi !" qu'un type (parmi les quelques personnes auxquelles je m'adressais) a lancé a manifestement eu plus de poids auprès de l'auditoire que mes explications pourtant documentées ... Vu les rires entendus des uns et des autrEs, il me manquait visiblement, pour être légitime dans ce que j'avançais, le "service trois pièces" qui permet d'affirmer ou contredire sans même prendre la peine de s'expliquer !

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    1. Oui, moi aussi j'adore le mot !
      D'après le pearltree que j'évoquais dans mon commentaire à Emily, ce que tu décris rentre dans la définition de la mecsplication. La mecsplication, c'est un homme qui explique à une femme ce qu'elle connait mieux que lui. Elle est bête, parce que c'est une femme ! La mecsplication est particulièrement ridicule dans le domaine du féminisme. Utiliser un comportement stéréotypé pour expliquer aux femmes comment lutter contre les stéréotypes, c'est savoureux !

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  9. Oui, oui, j'avais bien compris ! Mais dans mesplication il y a explication et je voulais parler d'une contradiction péremptoire sans explication justement. C'est-à-dire que non seulement le seul fait d'être un homme permet de contredire une femme mais aussi sans avoir à se justifier, expliquer ou argumenter. C'est archi-violent quand on le subit ...

    Le pire, dans l'anecdote que je rapportais, c'est que ça m'a déstabilisée: j'avais des trous de mémoire quant aux sources et aux contenus de ce que j'avançais (j'avais pourtant lu des trucs là-dessus quelques jours avant), je m'embrouillais. Je finissais son boulot de dénigrement ...

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    1. Ah, oui, je vois. Je ne connais pas de mot pour ça. Mais c'est clair que c'est déstabilisant : c'est une arme super efficace.

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  10. Chouette article! J'ai essayé d'expliquer à mon compagnon, suite à l'article de Ca fait genre! ce qu'était la mecsplication mais tout pro-féministe qu'il soit il l'a assez mal pris (comme une attaque envers les hommes au sein du mouvement féministe et une non légitimation de leur parole). Je suis sans doute pas très douée pour expliquer le concept, du coup je pense que je vais lui refiler ton post pour lui éclaircir les idées.

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    1. Merci Jezebel ! Tiens-moi au courant de sa réaction !

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  11. Magnifique exemple de femmsplication. Je rigole. Mais peut être que ça arrivera dans quelques années, lorsqu'une à peu près équité homme femme sera réalisée. La question est :
    Une femme peut-elle faire du mansplaining ? On sait que certaines ont intégré les mécanismes sexistes, cela peut-il être à ce point là ?

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    1. Rien n'est impossible ! Une femme voulant absolument s'approprier une crédibilité habituellement offerte aux hommes a tout intérêt à utiliser leurs armes. Il faut néanmoins une sacrée dose d'orgueil et de culot pour s'attribuer une légitimité de parole pareille sans le secours des stéréotypes sexistes faisant du mâle un expert en tout et de lafâme une gourdasse.

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    2. @tavrox
      Et surtout, une femme qui mecspliquerait ne bénéficierait pas de la même attention (voire elle peut bénéficier d'une antipathie plus importante, puisque c'est un comportement qu'elle n'est pas censée adopter), de la même bienveillance face à son occupation du temps de conversation (Et l'on rejoint l'article de antisexisme sur les pratiques conversationnelles des hommes/femmes).

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  12. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  13. Bravo pour cet article pertinent et explicatif! Ah la mecsplication... Ca me rappelle une conversation qui m'avait réellement agacée à l'époque et avec le recul j'ai bien compris qu'il était très machiste. Et il rentre parfaitement dans la cathégorie des mecsplicateurs. Voici ce qui s'est passé: Alors que je suis diplômée en science (licence obtenue avec mention bien dans un domaine bien spécifique), cet individus (qui n'est absolument pas scientifique) vint à me parler d'un terme technique qui fait partie de mon quotidien scientifique. Il m'en donne une définition totalement erronée. Je lui explique gentiment que ce n'est pas ça, ce terme n'a rien à voir avec ce qu'il dit, et je lui explique ce que c'est. Et bien, il me soutenait mordicus que j'avais tort et lui raison. "Ah non, non pour moi ce n'est pas ça!" Je lui ai donc dit d'aller voir sur internet puisqu'il ne me croyait pas. C'est ce qu'il a fait, et il a bien vu que j'avais raison et lui tort. En revanche, je n'en revenais pas qu'il ne m'ait pas cru! Bon sang j'ai passé 3 années de ma vie à étudier ça, je bosse la-dedans et ma parole ne compte pas? Comme je lui ai dit à l'époque, j'aurai été son meilleur ami, ou un homme, il m'aurait cru, car je ne l'avais jamais vu agir ainsi avec des hommes dont il mettait la parole en doute. Lui disait que non, ça n'aurait rien changé... ben voyons.

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    1. Oh ! Le beau spécimen !

      Quand tu dis à un homme que son comportement est sexiste, il le prend comme si tu le traitais de violeur potentiel (le sexisme n'est reconnu que dans ses manifestations les plus extrêmes). Donc il le nie. J'ai tendance à leur démontrer l'absurdité de leur démarche ("j'ai des compétences en la matière que tu n'as pas, de quel droit tu remets en doute ma parole") et à les pousser à s'interroger ("pourquoi me contredis-tu ? pourquoi t'acharnes-tu ?"). Des fois, ça marche. Sinon, c'est un indécrottable, ça vaut pas le coup de se fatiguer !

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    2. Pour les indécrottables, pas la peine de se fatiguer ? Et si le gars en question tu bosses avec lui ? T'es dans la merde un point c'est tout... Pffff... que faire ?
      Pour faire passer un idée, je suis obligée de faire croire que c'est dit par un homme !!! SANS DECONNER !!!

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    3. Je ne connais pas de formule magique pour faire évoluer un homme buté. Quand on ne peut rien faire, le mieux est peut-être de trouver un moyen de l'éviter. Ce genre de mec ne mérite pas qu'on y laisse son énergie, voire sa santé.
      Enfin, je dis ça... En pratique c'est pas si simple. As-tu moyen de faire remarquer à la hiérarchie son comportement ? De changer d'équipe ?

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  14. "Respecter l'expertise de la personne avec qui on parle est la moindre des choses. Quand on parle à un médecin, on ne lui explique pas, à moins d'être franchement imbu de soi-même, comment rédiger correctement une ordonnance."

    Marrant comme exemple, parce que, justement : dans le rapport patient/médecin, le patient est le premier concerné par sa situation. S'il n'est pas forcément formé à rédiger une ordonnance, il devrait avoir malgré se voir reconnaître une certaine légitimité face à l'expert et à sa "Science". De même qu'une femme a une légitimité certaine pour parler de son vécu, y compris face à un homme ayant davantage étudié le féminisme.

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    1. Le rapport patient/médecin est assez complexe, en fait. Il est facile de tomber dans un rapport de domination, où le détenteur de la Connaissance en remontre au pauvre patient un peu débile. Et si, en plus le médecin est un homme qui tombe sur UNE patiente...

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    2. C'est pour cela qu'en fac de médecine, on a des cours pour mieux appréhender ce rapport... On essaye de nous apprendre que le patient est maître de sa santé et que le médecin n'a qu'un rôle de "conseiller" privilégié. Ce rapport médecin/patient a évolué au cours des années et la tendance actuelle laisse apparaître un débat, une discussion entre le médecin et son patient. Mais il est certain que pour bien des médecins, le rapport de domination existe bel et bien, malheureusement...
      Bon après, je n'y connais pas grand chose, car je ne suis qu'en première année de médecine et je n'ai jamais été chez le médecin de ma vie :p (papa = médecin)
      Ceci dit, très, très bon article. Tu expliques vraiment bien, et je suis tout à fait d'accord avec toi malgré ma jeunesse et mon inexpérience :)

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    3. Merci Orizona !
      Je suis contente d'apprendre que la situation évolue à la fac. J'ai connu des médecins dominateurs (en particulier des gynecos, si tu retrouves mon article sur le Choeur des Femmes, tu verras, mais il n'y a pas qu'eux) et ils ont fait des dégâts dans ma vie.
      Mais même après des cours, j'ai l'impression qu'à force d'être choqués par des patients peu scrupuleux (il n'y en a pas tant que ça, mais chacun doit marquer) un médecin peut devenir misanthrope.
      Bonne chance dans tes études ! :-)

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  15. Mais tout cela c'est un GROS CLICHE, qui n'appartient qu'au "Monde professionnel" le plus basique possible (business en tout genres gere par des hommes, mais ou des business-woman aussi existe et sont bien souvent pire que les hommes). Ce sont des histoires de "bonnes-femmes" excusez-moi l'expression. Je travaille avec bons nombres de Femmes, je les admire, les respecte etc..., elles m'apprennent enormement. J'ai ete eleve par des Femmes, etc...
    Et ce que "je" reproche (et bon nombres d'Amies a moi qui sont justement femmes) au Feminisme c'est d'etre aussi obtu voire pire que le Machisme, actes vieillots, defoncage de portes-ouvertes sur de vieux problemes comme le "foyer", le "travail", le "sexe" etc....Mais ce "feminisme" la est plus que ringard, absolete. La pluplart de mes Amies trouve cela d'une violence avec pour masque le Viol, l'Excision, le Monde en general....ou certaines femmes d'autres regions subissent des horreurs.....Mais qui sommes nous, nous, petits occidentaux a proner le malheur de ces etres de par le monde pour mieux arranger notre situation au foyer et au travail.....qui sommes-nous ? Vous ne croyez pas qu'il y a d'autres problemes bien plus GRAVES ? Vous voulez qu'une bande de "Mecs" deboulent avec des arguments d'ultra-violence qu'ils subissent en Orient ou occident ? Parce que'il y en a une bonne tartine si vous voulez...., Ce que de par un choix religieux ou/et ideologiques certains Hommes (au sen large, au sens du genre humain, puisque l'on parle "genre") se font trucider. Le Feminisme est ringard, violent, abscons, mais surtout Opportuniste et menteur, base sur des faits bien souvent "regles" depuis longtemps maintenant. Bien-entendu que dans ces "milieux" du travail et du foyer Occidentaux des Cons de mecs gonflent encore la poitrine pour poser sa place d' "homme"....mais ca c'est ridicule, il en reste peu des hommes comme cela, ou alors il faut sortir un peu hein, changer de relations, voir un peu du monde, aller a des concerts, ch'ai pas moi quelque chose. Car ne pas oublier : Le monde du travail apelle au Monde du travail....Concurrence, diferences des sexes, victoires, primes, etc.../ Le foyer appelle a une relation de foyer...etc.....Les femmes voudraient bien demonter des carburateurs de voiture, repeindre la facade de la maison, retaper le toit a 5 metres du sol, etc...? Je doute. Please STOP ces petites gindreries des annees post fifties de menageres, directement sorti d'un Americanisme capitaliste poussant a la consommation et aux "droits des femmes", concept tout construit appelant a faire de l'argent. Paroles de FEMMES, croyez-moi, ou alors sortez et contactez un peu le MONDE autour de Vous. L'Islamophobie (pour ne citer que cet exemple) concerne TOUS les hommes (du genre Humain). La condition des femmes en ces lieux est horrible, mais, malheureusement, ce n'est qu'un "chapitre" de la condition humaine en general. Quand j'ecoute et vois une jeune femme comme elle, les "feministes" occidentales dans leurs petits confort me font honte. Battez vous pour de bonnes raisons, c'est a dire ACTUELLES ET REALISTES. http://www.youtube.com/watch?v=Zf3EW2uY3EM

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    1. Fooormidable! Si long à venir mais si puissant, et complexe en plus car ouvert à d'autres combats.
      Bah oui faut aller à des concerts, hein ,quand même, alors....

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    2. Oh, un troll !
      Franchement, bravo pour le condensé de clichés anti-feministes en si peu (quoique) de mots.
      Lisez la page sur les préjugés, renseignez-vous sur nos actions et revenez, cher anonyme.
      Et puis lisez article avant de repondre , aussi. Parce que vous venez de faire exactement la bêtise que j'y pointe. C'est d'un cocasse !

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  16. En gros je trouve cet article ecrit tres tres moyen et surtout stupide (il a bon dos le "feminisme" !), qui certainemet doit adoucir la condition des gens "metro-boulot-dodo" et de leurs foyez, tant-mieux !
    Mais ne citez pas les Femmes en "general" s'ilvous plait, vous etes ridicule. Petits bourgeois occidentaux si "mal-traites".

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    1. Waouw, donner des exemples de la misère la plus noire, pour le comparer au machisme ordinaire ça c'est sûr que ça n'enfonce pas de porte ouverte..... Voyons soyons sérieux deux minute vous voulez bien? Si vous acceptez de ne rien dire et vous laissez marcher dessus pour des petites choses de tous les jours (et que ce n'est rien face à la misère du monde) cela ne fera qu'aggraver la situation des femmes et l'image donné par une société à dominance patriarcale.

      " des Cons de mecs gonflent encore la poitrine pour poser sa place d' "homme"....mais ca c'est ridicule, il en reste peu des hommes comme cela.." Oh vous croyez? Je ne sais pas ou vous vivez et qui vous côtoyez alors, vous devez vivre dans un cercle intellectuel privilégié (et encore les cons sont partout) C'est fous cet argument comme quoi on devrait s'estimer heureuse de se faire traiter comme des demeurées / de la viande sur patte (ou "pute") sous prétexte que "c'est pire ailleurs". Ah là c'est sûre vous faites avancer le débat tiens...

      Quelques petits liens qui nous rappelle qu'ici dans notre société "de gros cons riche d'occidentaux" on en chie à notre niveau :

      - http://payetashnek.tumblr.com/
      - http://jeconnaisunvioleur.tumblr.com/
      - http://brussels.ihollaback.org/fr/
      - http://projetcrocodiles.tumblr.com/

      Merci encore pour cet article

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    2. Et merci pour ta réponse, Laure !
      Je ne passe plus très souvent par ici, c'est bon de savoir que d'autres ont encore le temps et l'énergie de lutter contre l'ignorance...

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  17. Merci pour cet éclairage !
    Je me sentais seule, je pensais être isolée, dans un cas particulier, peut-être pas suffisamment hargneuse pour me faire entendre, pas assez intelligente, compétente, etc.
    Pffffff...
    Le seul truc que je regrette dans cet article, c'est que tu mettes plus en avant les mecsplications sur la condition féminine... alors que, comme tu le dis (mais pas assez à mon goût), ça touche tout type de compétence par exemple.
    MERCI BEAUCOUP

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    1. Dans le système de pensée sexiste, c'est les femmes qui culpabilisant.
      Pourquoi je me sens mal quand on me balance une vanne sexiste ? C'est de ma faute, j'ai pas d'humour.
      Pourquoi je me sens mal quand on me siffle ? Je devrais être contente qu'on me complimente.
      Pourquoi j'ai été agressée ? Ça ne serait pas arrivé si j'étais restée sagement chez moi...
      On peut trouver plein d'autres exemples, ça marche à tous les coups.

      J'ai compris ça en lisant le traité contre le sexisme ordinaire de Brigitte Grézy. Elle explique très bien que quand tu es mal à l'aise, c'est que tu subis le sexisme ordinaire.
      Ce que tu ressens est important. Si tu le ressens c'est que quelque chose a provoqué. C'est pas de ta faute.
      C'est ce que j'ai tenté de dire dans l'un de mes derniers billets ("réflexes").

      Quand à ton objection, elle est très juste. Tu trouveras plus d'exemples dans les articles que je cite, surtout sur le pearltree de AC Husson.

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  18. L'expression "manplaining" a été créée par une illustratrice de Nouvelle-Angleterre, Ann Larimer, sous l'avatar "phosfate" en mai 2008.
    "(...)A month later on May 21st, the earliest known mention of “mansplaining” was posted in the LiveJournal blog Fandom_Wank’s comments section under an article titled “Women Who Hate Dean Hating Women Hating… wait.” The comment was by "phosfate" and it read "Oh, gosh, thank you so much for mansplaining this to us!" Source: http://knowyourmeme.com/memes/mansplaining
    En fouillant un peu, on trouve que "phosfate" est Ann Larimer, une graphiste (comme Celinelt) basée en Nouvelle-Angleterre: (http://annlarimer.tumblr.com/)

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